jeudi 7 juillet 2016

Où est qui ?


"Assieds-toi, regarde droit devant...
Puis regarde directement cet esprit qui regarde ainsi,
pour voir quelle est sa forme, sa couleur...
Est-il rond, carré ou autrement ?
A-t-il une forme comme la terre, avec ses rochers, ses montagnes, ses buissons, ses arbres ?
A-t-il la forme d'un homme ou d'un animal ?
Est-il blanc ou noir ?
...
A-t-il un dedans et un dehors ?
Est-il vide ou conscient ?
S'il est vide, est-il vide comme l'espace, comme un néant ?
S'il est conscient, cette conscience est-elle comme la lumière d'une lampe ?
...
Il est facile de voir que l'esprit n'a ni forme, ni couleur, qu'il n'est pas matériel.
...
Regarde encore !
C'est une conscience indicible, pas quelque chose que l'on puisse définir.
Mais c'est aussi une vacuité consciente d'elle-même, claire, lucide et éveillée."


Dagpo Tashi Namgyal,
"Élucidation de notre vrai nature, Clarifying the Natural State", pp. 28-29

http://eveilphilosophie.canalblog.com/

mercredi 25 mai 2016

Merveille !




" A regarder son propre esprit,
La source de toutes perceptions,
Il n'apparaît que claire vacuité,
Rien de concret à prendre pour réel.

Transparente présence totalement ouverte,
Sans dehors ni dedans
Et partout présente,
Sans limite ni direction.

Le champ immense de la vue,
État naturel de l'esprit,
Est semblable à l'espace :
Sans milieu, sans pourtour ni référence.

A l'aise et détendu,
Laissant chaque expérience telle qu'elle est,
J'ai atteint l'immense plaine
De l'espace absolu.

Me fondant dans l'espace de la vacuité
Sans limite ni frontière,
Tout ce que je vois et entends,
Esprit, ciel, tout devient un.

Et jamais ne surgit l'idée
Que ces choses sont différentes et distinctes.

Dans l'espace absolu de la conscience claire,
Toutes choses se fondent en une seule saveur ;
Relativement pourtant, chaque phénomène
est clair et distinct : Merveille !"

Shabkar  (1781 - 1851)

lundi 4 janvier 2016

Sans Cause



" L’ultime percipient est toujours intemporel : comment pourrait-il autrement observer ce qui est changement. Si vous êtes dans un train en marche, vous ne pouvez pas constater qu’il est en marche, vous le pouvez seulement si vous vous placez à l’extérieur. Nous sommes l’intemporalité, seul ce que notre corps, nos sens, notre psychisme nous communiquent est temporel. "

" La première pensée est celle du « je ». Elle est sans objet, et si nous dirigeons notre attention sur elle, elle se résorbe immédiatement dans une lucidité silencieuse, ce qui signifie être, sans qualification, absolument non-duelle. Ce je est ce que nous sommes. Il est suprême sujet et absolument non saisissable, il n’est ni une image, ni un objet. La différence entre le sujet suprême conscience et l’objet est seulement apparente, elle est due à la dualité : percipient-perçu. Ce que nous croyons être, l’extension dans un espace-temps, le monde, les objets ne sont rien d’autre que des expressions, des prolongements de ce « je » ultime. "


Jean Klein (Revue Être. No 2. 1ère année. 1973)

lundi 19 octobre 2015

Vous y êtes...!








« Ma nature est comme l’espace, la métaphore universelle.

Dans le pur espace, tout est tel que cela n’entraîne aucun effort.

Tandis que tout le monde cherche quelque chose dans le pur espace,

L’espace est entièrement au delà de l’effort et de la réalisation. »



Longchenpa.


mardi 3 février 2015

Bonne Année 2015

Vous pouvez suivre une voie ou une autre - 
mais à chaque fois, ce sera la voie juste pour ce moment-là. 

Nisargadatta Maharaj


mercredi 14 janvier 2015

Conscience, par Jean-Marc Mantel



" La pensée est un objet d’observation. Elle peut être vue, contemplée, appréhendée, depuis l’instant de son émergence jusqu’à l’instant de sa disparition. Cette possibili­té d’appréhension signe l’existence d’un regard situé en dehors d’elle, qui la contemple.

Ce regard, c’est la conscience. Essayez d’attribuer des quali­ficatifs personnels à ce regard et vous n’y arrive­rez jamais. Il n’est ni chaud, ni froid, ni beau, ni laid, ni grand, ni petit, ni jeune, ni vieux. Et pour­tant il se sait.

Vous vous savez regard. Vous vous savez témoin de toute expérience. Vous vous savez connaisseur de votre corps, pouvant assister, à défaut de sa naissance, à sa mort.


Ainsi la conscience se sait. Il ne s’agit pas là d’une connaissance analogue à celle d’un objet connu, mais d’une connaissance intime de ce que vous êtes, de la racine de toute pensée et émotion, de la racine de l’être, là où le « je suis » prend sa sour­ce.


Cet espace de silence, de présence, de conscience n’est rien d’autre que moi-même, un moi-même libre d’attribut, libre de possession, libre de savoir, libre d’attachement, libre de sensa­tion, libre d’émotion, libre de pensée.


C’est ce moi-même, dont l’authenticité ne fait nul doute, qui est nommé conscience. Il n’est pas différent de vous-même.


C’est ici que vous-même et moi- même nous rejoignons, par-delà les cultures et les différences, par-delà les opinions et les préfé­rences. L’humanité, dans sa totalité, s’enracine dans l’expérience de la conscience.


C’est cette expérience qui rapproche les êtres, les fait com­muniquer d’un simple regard, les fait s’aimer sans juger. Découvrir la conscience, c’est se découvrir, c’est abandonner toute idée, c’est lâcher toute pen­sée. Dans cette complète humilité, dans laquelle le moi est absorbé dans un espace qui le dépasse, se trouve ce que je suis, ce que je suis dans mon essence, dans votre essence, dans notre essence. "






Article paru dans le numéro 69 de la revue 3eme Millénaire
 
lire la suite : http://chronophonix.blogspot.fr/2012/05/conscience-par-jean-marc-mantel.html

vendredi 6 décembre 2013

Ce n’est pas quelque chose de nouveau.....




 
"Au moment de l’expérience, ce qui est reconnu n’est pas quelque chose de nouveau. La connaissance vide a toujours été présente. Elle est souvent appelée « la conscience qui existe par soi-même » rangjung yeshe. Elle n’est pas créée par sa simple reconnaissance , ou par l’instruction qui la révèle. Elle est votre vraie nature, votre visage naturel. Ce que fait un maitre c’est simplement de vous dire où regarder. Simplement, il la désigne ; nous la reconnaissons et l’expérimentons.


Mais certaines personnes refusent de la comprendre ainsi. Elles pensent : « D’abord je dois me débarrasser de mon vieux esprit mauvais et duel. Je dois le rejeter pour que l’esprit du Buddha extraordinaire  puisse descendre d’en haut comme un magnifique dieu se dissolvant en moi. Alors, j’en suis sûr, quelque chose de spectaculaire se produira. Voilà ce que c’est que de reconnaitre sa nature de bouddha, et pas simplement ne voir rien. »

De cette manière, certaines personnes  en fait refusent de reconnaitre leur vraie nature ; Elles pensent : « Comment cet état ordinaire de l’esprit pourrait avoir quelque chose de spécial ? Il doit y avoir quelque chose de merveilleux à un moment donné , peut-être pas tout de suite, mais plus tard. « 
En termes de nature de bouddha, rien de spécial ne se produira, parce que le vrai et réel état est déjà présent. Ce n’est pas quelque chose de nouveau. »
Urgyen Rinpoche

source :  http://eveilphilosophie.canalblog.com

dimanche 24 novembre 2013

L'enseignement de Ramana Maharshi



Je n'enseigne pas seulement la doctrine ajata
J'approuve toutes les écoles ; 
la meme vérité doit etre exprimée de facons différentes 
pour convenir à la capacité de chaque chercheur.

La Doctrine ajat dit :

" Rien n'existe exceptée l'Unique Réalité ; il n'y a ni naissance ni mort, 
ni projection, ni attraction, ni sadhaka, ni mumukshu
Ni mukti, ni esclavage, ni libération, 
Seule l'Unique Réalité existe."

Pour ceux qui trouvent cette Vérite difficile à saisir, et qui ne peuvent pas ignorer la réalité du monde matériel, l'expérience du reve est soulignée, avec l'enseignement que seul existe celui qui voit, mais rien est vu. Ceci est appelé drishti-srishti-vada. Pour ceux qui n'acceptent meme pas cette doctrine, est donnée la suggestion connue comme srishti-drishti-vada, selon lequel 
"Dieu créa d'abort telle ou telle chose, de tel ou tel élément, 
et puis un autre." et ainsi de suite.

Tout cela est dit seulement pour convenir à la capacité du chercheur. 
L'Absolu ne peut etre qu'Un.


"Conseils de Ramana Maharshi" edition.Almora

vendredi 18 octobre 2013

La vanité du combat



" Il ne s’agit pas de gagner ou de perdre un “combat”, celui de l’éveil contre l’illusion, mais de laisser définitivement tout combat, toute lutte, tout enjeu.
Si l’illusion continue c’est parce que, systématiquement, nous la reprenons à l’endroit où nous la laissons. Nous avons l’idée d’une alternance. Cependant, n’est-ce pas le même qui se croit d’un côté puis de l’autre. Nous sommes à la fois celui qui dit “j’y suis” et aussi “je n’y suis pas”.

Si l’illusion consiste à prendre son reflet pour un “autre”, alors, il n’y a pas de problème à résoudre. S’il n’y a pas un “second” réel, il n’y a pas d’histoire entre deux parties. "

Denis Marie

vendredi 11 octobre 2013





"Aussi longtemps que l'idée 
que vous avez quelque chose à gagner 
restera crédible, vous continuerez à chercher.



Jac o'Keeffe : extrait de "Nés pour être libres"

lundi 24 juin 2013

rien à gagner, rien à perdre






Acceptez comme un principe qu’il n’y a rien à atteindre, parce que ce que nous cherchons, nous le sommes déjà. Ce que nous cherchons, c’est notre proximité. Ce que nous cherchons, c’est le chercheur. Quand vous verrez cela, vous sentirez combien chaque pas que vous faites pour vous atteindre, vous éloigne de vous. C’est alors que se produira un lâcher-prise complètement naturel, car il n’y a rien à gagner, rien à perdre. Voyez comment cette compréhension agit sur vous. Vous vous découvrirez, naturellement, tel que vous étiez avant d’être né.




Vous pouvez seulement être la vérité, vous ne pouvez jamais connaître la vérité. Cette connaissance se perçoit en l’absence d’un vous-même, quand il n’y a pas d’image ; alors il y a certitude. La vérité apporte sa propre certitude ; elle n’a nul besoin de preuve, elle est sa propre preuve. Tout ce qui se manifeste autour de vous peut susciter le doute, mais ce qui est le plus proche de vous, je veux dire la conscience, ne relève jamais du doute. Tout ce que vous pensez pouvoir chercher relève du déjà connu.




Ce que fondamentalement vous êtes ne peut jamais être objectivé parce que vous l’êtes.
Un objet est un fragment ; il apparaît dans votre totalité, dans votre globalité. Quand vous comprenez réellement que le chercheur est le cherché, toute votre énergie se trouve naturellement déchargée d’avoir à trouver quelque chose.



Ce que vous cherchez, vous l’êtes déjà : vous ne pouvez recevoir cela de moi que comme une information de seconde main. Quand vous en ferez votre point de départ, vous deviendrez conscient de touts les efforts dispensés dans la réalisation de vos buts, de vos désirs, de votre accomplissement. Accepter cette information de seconde main vous conduit à observer l’énergie qui accompagne tout processus de devenir. Quand vous verrez cela, vous ne serez plus le complice de ce processus, de ce gaspillage d’énergie. A un certain moment, vous abandonnerez toute projection, toute convoitise. Ce n’est pas un lâcher-prise volontaire, c’est un lâcher-prise qui se produit de lui-même. Et à ce moment-là, vous êtes libéré de toute action. Ce moment ne renvoie qu’à lui-même. En d’autres termes, poétiquement parlant, vous êtes saisi. Mais vous devez d’abord prendre à votre propre compte que ce que vous cherchez vous l’êtes déjà.



La conscience est. La conscience est vie. Tout ce qui existe, tout ce qui est perçu, sont des expressions, des prolongements de la vie, de la conscience. Mais la conscience est.



Notre vraie nature est ouverture, silence. Elle se manifeste dans la compréhension instantanée que la vérité ne peut jamais être acquise. Tout ce que nous cherchons et trouvons est un objet. Il apparaît clairement que le chercheur est le cherché, que le chercheur est cela même qu’il cherche ; alors toute tentative de trouver quelque chose cesse.
Quand vous voyez réellement que ce que vous cherchez est vous-même et que vous trouvez, au terme de nombreuse années d’investigation diverses, à travers tous les systèmes, toutes les techniques, que vous êtes ce que vous cherchez, il y a alors une révélation fantastique. Parce que, lorsque vous voyez cela, il vous apparaît que toutes ces directions, expériences et techniques ne sont que des objets. Eux, vous les trouvez, mais le sujet, jamais, car le sujet ne peut jamais être objectivé.
Voir cela entraîne un arrêt de cette investigation multidirectionnelle, et tout alors renvoie à ce moment d’arrêt, toute chose ne fait plus référence qu’à elle-même. Vous percevez clairement qu’il n’y a nulle part où aller. C’est une révolution dans votre vie. Tel est le sens du Tao : « le Tao que vous pouvez trouver et nommer n’est pas le Tao ».



La conscience est toujours là, dans la présence ou l’absence de la pensée, et rien n’est en dehors d’elle ; tout apparaît en elle, y compris la mémoire, sans qu’elle en soit affectée. Nous pouvons donc dire que la mémoire n’est qu’une idée qui nous a traversé l’esprit à l’instant même : le présent, le passé, le futur se situent « maintenant ».



Le sel n’a pas besoin d’être salé pour être sel, il est salé. Le sucre est sucré naturellement. Le Soi se connaît lui-même par lui-même directement, sans passer par aucun intermédiaire. Vous ne pouvez sentir l’encens qui brûle, voir la feuille d’une plante sans l’organe sensoriel correspondant, mais le contenant se sait pendant que le contenu sous tous ses aspects se manifeste. L’eau n’est pas affectée par les poissons qui s’y ébattent, elle reste toujours de l’eau.
Rien n’existe à l’extérieur de vous, tout est inscrit en vous. Ce que vous voyez, ce que vous faites est une création de l’instant même. La mémoire seule y ajoute une continuité, c’est elle qui précise que vous étiez ici hier ou avant-hier.



Jean Klein

jeudi 7 mars 2013

Jean Klein - L'écoute dans son état naturel





L'écoute n'est pas une fonction ; elle n'est pas une activité, elle n'est dirigée ni vers le dehors, ni vers le dedans. Elle est intemporelle, et pour parvenir à cette écoute intemporelle, la seule chose dont vous ayez à prendre conscience, ce sont les moments où vous n'écoutez pas ; c'est suffisant.

Quand vous observez que vous n’écoutez pas, revenez à la perception globale, ramenez ce qui est perçu à la perception ; vous êtes alors dans l’écoute intemporelle.
Quand cette écoute perdure, elle se déploie et atteint à la tranquillité. Lorsque ce que vous avez compris sur un plan intellectuel est complètement résorbé dans l'écoute, quand il n'y a plus de représentation, c'est alors seulement qu'il y a tranquillité. Et ce que vous écoutez se rapporte à l'écoute, a son berceau dans l'écoute, dans la tranquillité. Dans l'écoute et la tranquillité, il n'y a personne pour être tranquille, et cette tranquillité ne renvoie à aucun objet ; elle est absolument sans objet ; c'est notre vraie nature ; c'est notre totalité.

Quand il y a écoute dans son état naturel, dans son état d'innocence, cette écoute se confond avec l’être ; cela ne se passe pas dans une relation sujet/objet. Vous ne pouvez la localiser, vous ne pouvez la représenter, vous ne pouvez ni la percevoir, ni la penser parce qu’il n’y a personne pour la percevoir et personne pour le penser ; il n'y a rien à percevoir et rien à penser.

L'écoute dont nous parlons ne se réfère pas à la fonction spécifique de l'ouïe, elle renvoie à notre totalité, c'est une écoute globale, une ouverture et une réceptivité totales. Votre vraie nature est seulement cette écoute, cette réceptivité, indépendantes de toute localisation.

Dans l'écoute globale, il n'y a aucune place pour une entité indépendante, il n'y a personne pour écouter, il y a seulement écoute. Tout ce qui vous entoure se rapporte à cette écoute ; il y a occasionnellement écoute de quelque chose, mais quand il n'y a rien à écouter il y a uniquement écoute, uniquement l'être.

Votre vraie nature se trouve dans un état total de «Je ne sais pas», de non-connaissance. La vraie connaissance se trouve seulement dans la non-connaissance. Quand vous demeurez dans la connaissance sur un plan intellectuel, il y a encore conflit ; la connaissance doit complètement se dissoudre dans la non-connaissance ; c'est alors dans la non-connaissance que vous connaissez véritablement.

Aussi longtemps que vous rapportez votre connaissance à une possible connaissance, il y a confusion. Toute connaissance possible doit complètement se résorber dans la non-connaissance. Avec le savoir, vous demeurez dans la pensée ; dans la non-connaissance, vous percevez votre globalité.

C'est seulement dans la non connaissance qu'il y a joie. Aussi devez-vous comprendre très clairement que lorsque vous dites : «Je sais», en réalité vous ne savez pas. Vous avez réduit le connu à une simple pensée, à une représentation. Etre réellement connaissance ne se produit que lorsque toute représentation s'est totalement dissoute dans la non-connaissance ; c'est seulement dans cette non-connaissance qu'il y a connaissance .


Jean Klein - Transmettre la lumière - Editions Le Relié Poche -


source : http://decouvertetcheminement.blogspot.fr

lundi 4 février 2013

Si vous cherchez ...





... la vérité, la réalité, Dieu, de quelque nom que vous aimiez appeler cela, je vous suggère de commencer avec la seule réalité dont vous soyez absolument certain --c'est à dire le fait de votre propre être. Il n'y a personne ici qui peut prétendre "je ne suis pas". Chacun d'entre nous connait je suis". Mais ce "je suis" n'est pas la réalité. C'est ce que vous pouvez concevoir de plus juste avec votre mental sur la réalité.

Ce "je suis" est seulement la traduction par votre esprit de ce sens de la présence, cette conscience d'être présent, ou cette présence de la conscience.

C'est la seule réalité dont nous soyons absolument certains. Personne, dans aucune circonstances ne peut s'écrier "je ne suis pas !" Cette connaissance est constante et toujours nôtre. Et c'est pourquoi nous disons que vous cherchez ce que vous êtes déjà.

Nous basons notre exposé sur ce que les traditions anciennes nous disent. Dans l'Advaita, par exemple, ils l'appellent non-duel --un sans un second. Cet "un-sans-un-second pourrait signifier qu'il y a quelque chose d'autre que le "Un". Dans le Dzogchen, ils l'appellent "non-conceptuel", "toujours-nouveau", "auto-brillant", présence consciente, juste cela et rien d'autre. Si vous regardez cela, cela vous décrit, vous, moi et tout autre chose. Cette présence vigilante est non-conceptuelle. Vous n'avez pas à avoir de concept à son sujet. C'est toujours nouveau parce que cela n'a ni commencement, ni fin. C'est brillant en soi comme le soleil. Cela brille de soi-même. Il n'a pas de besoin de lumière pour dire "je brille". Et c'est ce qui est, juste ce dont vous ne pouvez vous échapper ni mettre à distance --présence-conscience.

Sailor Bob Adamson


samedi 26 janvier 2013

Se libérer du moi


Question :
Pour se libérer du petit moi, faut il se concentrer sur le Soi ou la Conscience ?

Réponse:
Mais qui va se concentrer sur le Soi-Conscience?
Si c'est le Soi-Conscience lui même, il n'en a pas besoin.

Si c'est le petit moi, alors cette activité, 
émanant de lui même aura pour effet de le renforcer davantage.

Ne serrait il pas judicieux de commencer par observer et comprendre ce qu'est ce "petit moi" ?

Approchez vous de lui et constater:
il y a le corps-sensations, 
il y a les pensées, et quoi d'autre?
Rien !

Ou voyez vous un moi dans cela, 
hormis dans l'idée qu'il y en a un?

Comprenez alors que ce moi fictif n'est pas ce qui percoit ni dirige votre vie.
Il est lui même percu, comme sensations, parfois tensions, et pensées.

Réaliser l'inexistence d'un moi séparé est ce qui nous en libere.
L'ouverture qui en résulte est la Conscience même, ou le Soi.
En elle, tout apparait, se déploie, se libere, naturellement.

Laissez la se révéler a elle même et vous offrir sa splendeur.


 Moine Gojo
Source :  http://approchenondualite.blogspot.fr/

dimanche 30 décembre 2012

De forme en forme



Quoi que nous pensons de nous, positif ou négatif, en termes d’aptitude ou d’inaptitude, nous “Sommes” et conservons notre appartenance à la vérité. Depuis notre confusion, ce n’est pas un “état” ou une “compréhension” que nous devons atteindre, mais Voir et vivre la Nature de ce que nous sommes. Les compréhensions et les états que nous pouvons gagner sont aussi ceux que nous pouvons perdre. La vérité de la Nature renferme tous les états, manifestés et non manifestés. Si tout état est vrai en Nature, il est superflu d’en changer pour réaliser la Nature. Il en ressort la vanité d’un but et d’une recherche, qui nous ouvre à l’évidence et à une vacance naturelle.

Denis Marie

http://denismarie.net/journal/

dimanche 2 décembre 2012

Etre-Conscience...



L’Absolu, le présent-à-jamais, est votre véritable identité. C’est cela que nous sommes tous réellement. C’est cela la réalité. Elle est ici et maintenant. Où est-il question de quelqu’un atteignant cette réalité ?
 Le désir de liberté, qui naît dans le cœur du chercheur au début du chemin, disparaît peu à peu lorsque celui-ci réalise qu’il est lui-même ce qu’il cherchait.
 Pratiquer une sadhana signifie présumer de l’existence d’un fantôme. Qui va pratiquer la sâdhana, et dans quel but ? 
Ne suffit-il pas, devant le faux, de voir sa nature de faux ? 
L’entité que vous pensez être est factice, est le faux. Vous êtes la réalité.
 On s’imagine qu’on doit d’une façon ou d’une autre se transformer, passer du stade d’être humain imparfait à celui d’être humain parfait appelé Sage. Si seulement on pouvait voir l’absurdité de cette idée ! Celui qui pense ainsi n’est lui-même qu’un concept, une apparition, un personnage dans un rêve. Comment un pur fantôme pourrait-il s’éveiller d’un rêve en se perfectionnant ?
 Tout autre effort, tout autre action volitive, ne sera non seulement d’aucune aide, mais constituerait une entrave et un danger.
 C’est là que réside tout le malentendu – penser que vous êtes une entité qui doit effectuer quelque chose afin de devenir semblable à l’entité que vous pensez que je suis ! C’est cette pensée-là, l’identification à une entité, qui constitue « l’attachement » - et rien, absolument rien d’autre que la désidentification ne pourra engendrer la « libération ».
Vous êtes ce que je suis ; mais vous vous êtes identifiés à ce que vous pensez être – un objet – et vous recherchez la libération de cet objet. N’est-ce pas là une gigantesque farce ? 
Un objet peut-il avoir une existence indépendante et décider de ses actes ? Un objet peut-il être attaché ? Et libéré ?
 Vous n’êtes pas prêts à accepter ma parole qu’il n’existe rien de tel qu’un « individu » ; que « l’individu » n’est qu’une apparition ; qu’une apparition ne peut souffrir d’aucun « attachement » et, par conséquent, qu’il ne saurait être question d’une quelconque « libération » pour une apparition.
Réalisez-vous que la base même de votre recherche est fallacieuse – que pouvez-vous faire ? 
Et y a-t-il quelque chose à faire ? Par qui ? Par une apparition ?
Quoi que vous cherchiez à savoir sur votre condition véritable, cela est inconnaissable, parce que vous êtes ce que vous cherchez.
 Voyez ce que vous êtes. Ne le demandez pas aux autres, ne les laissez pas vous parler de vous. Regardez au dedans et voyez."

Nisargadatta Maharaj


L’imprévu est certain d’arriver, alors que ce qui est attendu
pourrait ne jamais survenir.

Sri Nisargadatta Maharaj


 http://ventdeveil.blogspot.fr/2012/12/ramesh-balsekar.html

lundi 23 juillet 2012

Transparent, évident et incompréhensible




Dans la source - la vacuité de l'absence -
l'espace essentiel est le grand mystère,
présent depuis des temps sans commencement ;
éternellement, il fait jaillir le grand déploiement.
Il n'y a nulle lieu où se cacher en lui,
rien à faire,
nulle qualité particulière ;
pas de receuillement, pas de progrès.
C'est une grande vacuité originelle,
une vaste ouverture plutôt qu'une absence,
sans intérieur ni extérieur,
sans haut ni bas,
sans direction ni destination.
Qui connaît cette réalité imprenable
s'est éveillé avant moi, Samantabhadra :
tel est le lieu de nulle part, le lieu de la conscience qui embrasse tout,
le séjour incréé, originel,
Le séjour du premier éveillé, de l'éveillé originel.
Séjournant là depuis le commencement,
nous sommes le séjour de la parole secrète du Bouddha,
nous sommes le séjour de la présence totale, absolue.

Tantra de l'Amas de joyaux

issu du blog : La Vache Cosmique

vendredi 6 juillet 2012

Etre est sans-cause



«Ce que vous êtes foncièrement est au-delà de toute cause et de tout perfectionnement. 
Se croire l’auteur de ses actes, a sa racine dans l’illusion 
d’un moi et de ses manifestations…»

Jean Klein

lundi 30 avril 2012

ETRE le Soi est le Soi



Dvaita et Advaita sont des termes relatifs , basés sur le sens de la dualité . 
Le Soi est ce qu'Il est : Je Suis ce que Je Suis  . 
Il n'y a ni Dvaita ni Advaita

- Le simple fait d'ETRE le Soi est le Soi

La Réalité existe au-delà du mental qui fonctionne dans la dualité , maya , etc . 
Une fois le mental transcendé , 
la Réalité brille : l'eclat du Soi est le Soi

Ramana Maharshi


mardi 17 avril 2012

simplement la présence

"qui suis-je ?"

 — Restez avec la question. Vous n’êtes rien d’autre que la question, 
 vous n’étiez rien avant votre naissance, 
vous n’êtes rien actuellement, 
et ne serez rien après votre mort. 
Vivez sciemment, pleinement dans cette absence. 
C’est la présence, non votre présence, 
simplement la présence.

La réponse est en vous, elle surgira un jour du silence, 
non de ce que vous connaissez déjà. 
Bien sûr, la personne se sent en très grande insécurité 
pendant cette recherche, car dans : je ne sais pas ,
ou dans une attente sans volition, elle trouve sa mort mais, 
en même temps, sa vraie naissance.

Tout ce qui apparaît se rapporte à ce silence 
et doit se déployer complètement 
sans mémoire psychologique.

L’action en découle directement, sans évaluation, comparaison, 
et chaque situation apporte elle même son mouvement.

Dans cette dimension, c’est notre centre qui commande 
ou plutôt ce qui n’a ni centre ni périphérie. 
La joie de vivre, la vie, toutes les apparitions, 
toutes les représentations en sont des expressions 
et font partie de notre vrai nous-même. 
Elles en proviennent pour s’y perdre à nouveau. 
Aucune attention ne se manifeste dans cette pause, 
c’est une suffisance absolue, totale en soi,

 tandis que si nous objectivons, si nous représentons,
 nous formons constamment des projets ; 
l’insécurité nous oppresse, nous nous sentons isolés, inquiets.
Sachez vivre avec vos questions."

Extrait de A l'écoute de Jean Klein , par Nita Klein, edition Almora : livre
paru sur le blog : http://eveilphilosophie.canalblog.com/

mardi 24 janvier 2012

Réaliser qu'il n'ya rien a voir...



Lorsque notre esprit devient calme et clair, 
nous pouvons vraiment regarder l'esprit de base 
et réaliser qu'il n'ya rien a voir

Il ya conscience , mais on ne trouve rien null part, 
il n'ya ni debut ni fin , rien qui ait une forme ou une couleur.
C'est la nature non-née, 

non-identifiable , intangible , insaisissable.

meme si il n'ya pas de point de référence, 
rien à quoi se rattacher, 
il y a clarté , luminosité

Ringu tulku rinpoché

mardi 4 octobre 2011

Être



.." Lisez davantage votre livre,
regardez mieux le film sans vous identifier au récit;
vous etes la lumière qui l'éclaire,
ce qui connait le livre n'est pas dans le texte.
Le film, l'histoire s'écoulent indépendamment de vous
et lorsque vous croyez l'influencer,
c'était aussi inscrit sur la pellicule.
Au fond, rien ne nous est personnel..."

Jean Klein (revue Etre)