mercredi 14 juillet 2010

Méditation


" La Méditation véritable , c'est réaliser que nous n'avons jamais eu le choix ...
et finalement , réaliser que nous n'avons pas à méditer .
Quand nous réalisons cela , nous prenons soudainement conscience
de l'urgence de ne rien faire immédiatement "

Jean Bouchard d'Orval

samedi 10 juillet 2010

L'insondable Silence



Le silence ne cesse de parler.
C'est un courant continuel qui n'est interrompu que par la parole.
Les mots que je prononce font obstacle au langage muet.


Prenez par exemple le courant électrique dans un fil.
S'il y a une résistance sur son passage,
il brille dans le cas d'une lampe,
ou tourne dans le cas d'un ventilateur.
Dans le fil il demeure à l'état d'énergie électrique.


Il en est de même avec le silence qui est flux de langage,
tandis que les mots sont des résistances.


Ce que l'on est pas capable de connaître,
même après des années de conversations,
peut-être appréhendé instantanément dans le silence,
ou en face du silence.

Ramana Maharshi


source : http://sililia.over-blog.com

mercredi 7 juillet 2010

l'écoute...



...est une méditation constante,
sans personne pour méditer ni objet de méditation .

Jean Klein

vendredi 25 juin 2010

S’asseoir pour méditer ...


... est le meilleur moyen de se rendre compte que nous ne nous trouvons pas dans l’état méditatif. Nous constatons alors que nous sommes habités par des réflexes profondément virulents, que nous voulons toujours atteindre quelque chose. Nous devons en prendre note pour réellement prendre conscience de notre agitation entre l’avoir et le devenir. Alors, peu à peu, des arrêts surviennent pour couper cette excitation».

Jean Klein



lundi 21 juin 2010

Lumière illuminée



Où est la lumière que je cherche ?
Je ne peux voir que formes et couleurs.

Où est la lumière elle-même ?
Je ne peux sentir que la danse des sensations.

Où est la lumière elle-même ?
Je ne peux entendre que le son du silence.

Où est la lumière elle-même ?
Je ne peux voir qu'une personne que je ne suis pas.

Où est la lumière elle-même ?
Je ne peux penser qu'à ce qui n'existe pas.

Janaka dit :
La lumière peut-elle s'éclairer elle-même ?


Jean Marc Mantel

jeudi 10 juin 2010

Continuum



Si nous observons avec détachement l'apparition et la disparition
de tous les états que nous expérimentons,
nous parvenons bientôt à appréhender que chaque état,
chaque perception, chaque pensée sont réabsorbés
dans une connaissance informulée, une connaissance qui est l'être.
Ce continuum, seule réalité,
est là avant que ne commence l'activité.

Immergez-vous dans cette tranquillité
chaque fois qu'elle se fait sentir.

Jean Klein

mercredi 2 juin 2010

spice-rituel



Le sel na pas besoin d'etre salé pour etre sel , il est salé . Le sucre est sucré naturellement . Le Soi se connait lui meme par lui meme directement , sans passer par aucun intérmédiaire .

Jean Klein

tilidom.com

dimanche 16 mai 2010

l'évidence



Quelle serait, à votre avis, la voie la plus directe pour parvenir à la perception du divin?

« Par l'acceptation totale de l'absence de divin. Par la prise de conscience que tout votre fonctionnement est sans cesse refus, sans cesse ajournement. Par la prise de conscience que l'on vit uniquement dans la mémoire, que le corps vit sans cesse dans l'attraction-répulsion, dans la peur, qu'il y a sans cesse cette référence à soi-même. Cette vision de l'absence de Dieu est le premier reflet de la divinité.

Un homme se plaignait d'être privé de Dieu et Ma Ananda Mayi lui avait répondu : « Vous vous trouvez maintenant dans l'état où Dieu s'exprime par son absence ». C'est un reflet comme un autre : Dieu se reflète d'abord comme absence, ensuite comme présence et ensuite, si celui qui a perçu l'absence de Dieu puis la présence de Dieu a la grâce d'abdiquer totalement, il reste une évidence.

C'est cette totale obéissance dont a parlé Eckhart, cette totale acceptation, c'est ce Dieu qui est au-delà du dieu créateur et de la créature. Le dieu créateur est un dieu limité. Il y a quelque chose qui se trouve au-delà du dieu créateur, au-delà des créatures: c'est le vrai Dieu. Il n'a pas de forme. Il n'appartient à aucune religion et toutes les religions s'y réfèrent. C'est la lumière qui éclaire les états de veille, de rêve, de sommeil profond. »


Extrait d’une interview d’Eric Baret

lundi 3 mai 2010

La présence



La présence inconcevable
est notre vraie nature dans laquelle tout apparaît.

Jean Klein

vendredi 30 avril 2010

Le regard regardé



Ce corps,
Je le regarde,
Je ne suis pas cela.

Ce ressenti,
Je le regarde,
Je ne suis pas cela.

Cette pensée,
Je la regarde,
Je ne suis pas cela.

Ce regardeur,
Je le regarde.
Je ne suis pas cela.

Pour la simple évidence,
Que je suis le regard lui-même.

Janaka dit :
comment le regard pourrait-il se regarder lui-même ?




Jean Marc Mantel

http://allpoetry.com/poem/by/jean-marc

lundi 26 avril 2010

au coeur de l'instant



« Même si nous y travaillons très fort chaque jour, nous n’échapperons pas à la joie qui luit au cœur de l’instant, car elle est notre vraie nature. Ce que nous cherchons n’est pas un état. Ce n’est pas quelque chose à conserver. C’est ce qui est perçu clairement quand on n’a plus rien à conserver, à porter, à assurer. Il n’y a que maintenant et tout ce qui vous semble être autre, ailleurs ou plus tard est une histoire racontée par la pensée tributaire des images.
Il n’y a rien à préparer, aucune stratégie à élaborer. Ce qui est donné au regard n’est pas quelque chose à éliminer pour se sentir mieux. Se préparer, c’est la peur. C’est le désir de sauvegarder quelque chose qu’on pourrait peut-être perdre demain. Si on peut perdre quelque chose demain, alors ce quelque chose n’est pas réel et ne mérite pas les soucis qu’on se fait pour lui. On ne peut pas perdre ce qui est réel.
Pour vivre libre, quelle technique faut-il pratiquer? Les techniques, c’est la peur. On con?e sa vie à une technique, à une pratique, mais c’est généralement une stratégie égotique que de s’engager dans la pratique d’une technique. La seule pratique ici, c’est la vie claire, c’est vivre dans le ressenti, qui nous ramène immédiatement dans le cœur. »

CD audio : La vie n’est que constatation. 7 entretiens avec Jean Bouchart d’Orval d’une durée totale de 74 min.
Des propos pris sur le vif, le jeu des questions et des réponses, mais surtout un silence assourdissant qui se profile à l'arrière-plan.

http://www.almora.fr



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vendredi 16 avril 2010

La voie direct



Il n’y a ni passé ni futur.
Il n’y a que le présent.
Hier était le présent quand vous en avez eu l’expérience,
et il en sera de même demain.
Ainsi l’expérience de ce qui est n’existe que dans l’instant.
Au-delà de l’expérience dans l’instant rien n’existe.


Sri Râmana Maharchi



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mercredi 14 avril 2010

L'éveil pour les paresseux


Lorsqu'il est question de recherche spirituelle, les premiers mots qui nous viennent à l'esprit sont : méditation, ascèse, libération de l'emprise de l'ego ou encore conscience de soi. Ces mots résonnent ici comme des subterfuges nous éloignant inexorablement de ce que nous sommes.

Le "reste tranquille" de Ramana Maharshi retrouve enfin tout son sens.

Plus rien à chercher, plus rien à trouver, vous êtes ce que vous êtes avant même que vous ne le sachiez, avant même que vous ne commenciez à l'imaginer.

C'est le "avant" le "juste avant" de toute chose.

Franck Terreaux, accordeur de pianos, rencontra pendant son parcours intérieur deux personnes qui furent déterminantes : Jean Klein et Marigal.

A paraître le 15 mai 2010, aux Éditions Antoni - l'Originel

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mardi 6 avril 2010

Non-état



" Ce regard simple libéré, de celui qui fait et de ce qui est fait,
est la conscience éternelle, arrière-plan de toute activité. "


Jean Klein
"Qui suis–je ?"
Ed. Le Relié poche

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jeudi 25 février 2010

La Méditation , Présence sans témoin


Le silence se manifeste à nous lorsque nous sommes prêts à l'accueillir, non pas un silence vide de contenu, mais un silence plein de présence, celui qui se prolonge par le doux sourire de la sérénité.

Le désir de méditation est l'expression du silence. C'est la manière dont le silence se manifeste à la conscience d'un ego qui cherche à remonter vers la source de lui-même.

Tel un saumon qui est guidé par un instinct infaillible, l'attention se déplace depuis les objets de perception vers cela qui perçoit.

Cela qui perçoit ne peut être perçu.

L'abandon du saisir, l'abandon du vouloir, et l'abandon de l'avoir sont les signes que la compréhension s'installe que rien de ce que nous cherchons et désirons n'est en dehors de nous.

Ce mouvement de retour sur soi, tel le doigt d'un gant qui se retourne sur lui-même, est une assise : une assise dans ce qui n'a pas de forme, une assise dans ce qui n'a pas de corps, une assise dans cela qui voit, qui écoute et entend.

Le corps, lorsqu'il est écouté, se détend à la manière
d'un enfant entouré par les bras de sa maman.

Les pensées, lorsqu'elles sont écoutées, se détendent à la manière de la corde d'un arc qui se relâche, et viennent mourir dans le silence qui les contient.

Les sensations, lorsqu'elles sont écoutées, se résorbent, à la manière d'un sucre qui se dissout dans une mer sans fin.

La conscience est ce qui contient le corps, les sensations, les pensées et les émotions.

La conscience de la conscience est méditation, sans qu'il y ait un quelqu'un qui soit conscient. On peut parler d'une auto-reconnaissance de la conscience, conscience consciente d'elle-même par nature et par identité.

L'habitude de chercher la joie dans l'objet au loin est remplacé par l'habitude de savoir que la joie ne se trouve qu'en celui qui la cherche.

Le mouvement de projection, excentrique, est remplacé par un mouvement d'introjection, concentrique.

Le regard se tourne vers le dedans et contemple ce qui le précède : conscience pure, sans témoin et sans moi.

Méditer est un acte de remémoration : remémoration de ce que je ne suis pas, remémoration de ce que je suis. Dans ce souvenir qui émerge dans une conscience endormie, réside la méditation, non pas en tant qu'acte, mais en tant qu'être.

L'unité dans la conscience est cela vers quoi tendent les expériences diverses traversées par un moi avide de se trouver. Le moi ne peut se trouver dans l'ailleurs. Il se trouve dans l'ici, présence sans moi, qui est le moi.

Par distraction, nous désignons le moi comme étant le corps ou le cœur, mais le moi ne se trouve ni dans le corps, ni dans le cœur. Il ne peut se trouver nulle part, car il est cela qui cherche. Le chercheur est le cherché.

Le mental arrivant au bout de sa course vient mourir dans la conscience qui le contient, à la manière d'une vague qui revient à la mer dont elle est issue.

Méditons sur la méditation libre du méditant, libre du besoin de méditer, libre d'elle-même.

La méditation est alors un vécu, complétude absolue.



Jean-Marc Mantel

http://jmmantel.net

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lundi 22 février 2010

Transition



" [Prenez] note que vous êtes rivé à votre usine de mots et de pensées, que la connaissance que vous avez de vous-même est seulement localisée dans votre cerveau frontal, et que, comme c’est là que vous vivez, il se produit une tension. Je vous ai dit de prendre conscience de ces tensions, de les accompagner et de vous détendre complètement. Dans cette détente, vous serez affranchi de toute tension cérébrale. Au lieu de vous percevoir dans votre tête, vous vous percevrez derrière, à la base de votre crâne. Là, toute l’énergie se trouve concentrée avant d’aller frapper le cerveau, avant de trouver les mots et d’ouvrir le dictionnaire pour chercher une juste formulation. Une fois que l’énergie est concentrée là, que vous la maîtrisez suffisamment pour qu’elle ne vienne pas affluer dans votre cerveau, vous en percevrez encore la localisation, mais derrière, pas dans le cerveau droit ou le cerveau gauche. Ce n’est qu’une transition, parce que l’énergie descendra dans votre cœur, c’est la dernière porte... "

" ...La première chose à faire est de s’affranchir de l’usine qui produit des pensées et qui est logée dans la partie frontale de la tête. Vous ne pouvez jamais combattre vos pensées. En les combattant, vous les alimentez, aussi libérez-vous de cette usine et fixez-vous temporairement derrière votre tête, à peu près au niveau du cervelet, vers la septième vertèbre cervicale, là où l’énergie est rassemblée. Vous verrez alors à quel point votre cerveau est totalement détendu, libre, ouvert. Cette fixation derrière votre crâne est seulement temporaire. Tôt ou tard, vous descendrez à votre cœur. Votre cœur est l’ultime porte, et quand vous passez cette porte, vous n’êtes nulle part, ni dedans ni dehors. Mais n’en faites pas une technique. "

Jean Klein
extrait de " Transmettre la lumière " (p.56 et 98)
le Relié Poche

Source : http://vivrelibre.blogvie.com

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mercredi 27 janvier 2010

Nickel-Chrome ( Koan )




" Quelle est la Voie ? " demande un disciple .

Yunmen répond : " OUI ! "


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mardi 26 janvier 2010

Kong-Han ( Koan )



J'ai quelque chose ici .
Si vous le regardez c'est ici ,
mais si vous le cherchez , ce n'est pas ici .
Qu'est ce que c'est ?

Ming Qing Sifu.

dimanche 24 janvier 2010

Complète tranquillité...



Voyez ce que cela veut dire d’être seulement là, d’être présent sans aucun centre pour votre psyché, subconscient ou inconscient. Il y a seulement observation. Dans cette observation, vous n’êtes pas enchaîné au passé. Vous êtes libre, et la distinction entre observateur et observé - je et moi-même - s’évanouit. Vous êtes abandonné à la complète tranquillité.

jean-klein

mercredi 20 janvier 2010

La nature du coeur/esprit ....



La nature du coeur/esprit ne vient de nulle part.

A quoi bon connaissance et idées?

Originellement, pas une seule vérité,

Alors pourquoi parler de pratique?

Allées et venues sans fin,

Chercher sans trouver,

Autant ne rien faire.

Alors, la paix étincelante.

Le passé est espace vide.

La connaissance est la perte du principe.

Diffuse ta lumière sur le monde,

Éveillé et pourtant obscur.

Si la dynamique du sans esprit est obstruée,

On manque la vérité.

Les choses viennent puis se résorbent,

A quoi bon l'introspection?

Lorsque toute émergence est libre,

Les choses sont l'éveil même.

Pour purifier le coeur/esprit

Encore faudrait-il le trouver.

A travers le temps et l'espace, pas d'éveil.

C'est la grande profondeur.

La connaissance est inconnaissance

Et l'inconnaissance saisit l'essentiel.

Utiliser le coeur/esprit pour apaiser le coeur/esprit

Est le plus grand des égarements.

Dans l'oubli de la naissance et de la mort

Émerge la nature originelle.

Le principe absolu ne peut être expliqué,

Il n'est ni lié, ni libéré,

Frémissant et accordé au monde,

Sa présence crève les yeux.

Lorsqu'il n'y a pas d'objet face à vous,

Dans ce rien, la totalité des mondes!

Ne l'examinez pas à l'aide de la sagesse

Car sa substance même est obscure et vide.

Les pensées surgissent et disparaissent,

Celle qui précède identique à celle qui suit.

Lorsque celle qui suit ne s'élève pas,

La pensée qui précède s'évanouit.

Présent, passé, futur, il n'y rien.

Pas de coeur/esprit, pas de Bouddha.

Les êtres libérés, le coeur/esprit ouvert

Se manifestent à partir de cette liberté.

Ils distinguent alors profane et sacré,

Leur confusion fleurit

Coupant les cheveux en quatre, ils dévient.

A chercher la vérité, tu quittes la Voie.

La guérison consiste à rejeter profane et sacré.

Alors, pure clarté étincelante.

Aucun besoin d'habileté et de travail,

Agis comme un enfant.

Dans cette vivacité,

connaissance silencieuse

Tranquillité dégagée de vues

Dans l'obscurité de ta demeure.

Vif et sans errance

L'esprit est silencieux et paisible,

Tous les phénomènes réels et éternels,

Jaillis d'une grande profusion non différenciée.

Allant, venant, assis, debout,

Sans attaches,

N'affirmant aucune direction,

Peut-il encore y avoir naissance et mort?

Il n'y a plus ni unité, ni dispersion,

Lenteur ou rapidité.

Tranquillité et lumière sont naturelles

Et ne peuvent être expliquées.

Le coeur/esprit est authentique.

Plus besoin de mettre fin au désir,

La nature étant spatiale

Laisse le coeur/esprit aller où il veut.

Ni limpide, ni nimbé,

Ni profond, ni superficiel,

Dès l'origine cela échappait au temps

Et cela n'a pas de futur.

Alors, insoumis,

C'est le coeur/esprit original

Qui originellement n'est pas

Car l'origine est à cet instant même.

L'éveil a toujours existé,

Pas besoin de le préserver.

Les tourments n'ont jamais existé,

Pas besoin de les éliminer.

L'intuition s'illumine d'elle-même

Toutes les vérités ne sont que cela,

Il n'y a ni retour ni don,

Arrête la contemplation, oublie de retenir.

Permanence, félicité, pureté et ego ne surgissent pas.

Le corps essentiel, le corps de félicité, le corps de transformation

Sont là depuis toujours.

Les six organes des sens touchent leurs royaumes,

La discrimination n'est pas la connaissance.

Dans le coeur/esprit unipointé, nulle errance.

Les myriades de conditions s'harmonisent,

Le coeur/esprit et la nature originelle se fondent,

Unis mais sans dépendance.

Sans produire quoi que ce soit, accordé aux phénomènes,

Goûte partout à la tranquillité

L'éveil vient de l'absence d'éveil

Ainsi éveille-toi au non-éveil.

Quant au gain et à la perte

Pourquoi les qualifier?

Tout ce qui est vivant

A toujours été présent.

Sache que le coeur/esprit est absence de coeur/esprit.

La maladie passée, plus de remède.

Lorsque tu es confus, libère-toi.

Éveillé, tout est comme avant.

Dès l'origine, il n'y a rien à obtenir.

A quoi bon se détacher du monde?

Lorsque quelqu'un prétend voir des démons,

On peut toujours parler du vide, il les voit!

Ne détruit pas les émotions des êtres,

Enseigne leur simplement à dissoudre l'intention.

Lorsque l'intention disparaît, l'esprit est aboli.

Lorsque le coeur/esprit est aboli, tout est non-agir.

A quoi bon confirmer l'espace,

Naturellement, la clarté est établie.

Ayant complètement éteint naissance et mort,

L'esprit profond s'installe dans le principe,

Ouvrant les yeux et voyant des formes,

Le coeur/esprit est accordé au monde.

A l'intérieur du coeur/esprit, pas de mondes.

A l'intérieur des mondes, pas de coeur/esprit.

Mais si tu utilises l'esprit pour abolir le monde

Tous deux seront perturbés.

Le coeur/esprit paisible et le monde tel quel,

Rien à saisir ni à abandonner.

Le monde s'effondre dans le coeur/esprit,

Le coeur/esprit se dissout dans le monde.

Quand ni l'un ni l'autre n'apparaît,

Il y a tranquillité et clarté sans limite.

Le reflet de l'éveil paraît

Sur les eaux éternelles de l'esprit.

Naturellement simple de coeur et d'esprit

Sans s'établir dans le proche ou le lointain,

Indifférent à la faveur ou à la disgrâce,

Tu ne choisis pas ta demeure.

Tous les liens s'estompent soudainement,

L'oubli s'installe,

Le jour éternel bascule dans la nuit,

La nuit éternelle se fond dans la clarté.

Extérieurement non conventionnels

Intérieurement spatiaux et authentiques

Ceux qui ne sont pas perturbés par le monde

Sont établis dans la grandeur et la stabilité.

Dépourvus de toute vue, même celle d'être né

Dans la présence et sans notions,

Pénétrant toute chose,

Infiltrant la totalité depuis toujours.

Penser mène au manque de clarté

Cela noie et trouble le corps.

Utiliser le coeur/esprit pour arrêter l'activité

La rend encore plus capricieuse.

Les dix mille vérités sont partout

Mais il n'y a qu'une voie d'accès,

Elle n'entre ni ne sort,

Au delà de la quiétude et de l'agitation.

La pénétration des auditeurs et des éveillés pour soi

Ne peut l'expliquer.

En fait il n'y a pas un seul objet à saisir.

Seule existe la sagesse merveilleuse.

Ton visage originel est illimité.

L'esprit ne peut le saisir.

L'éveillé authentique ne connaît pas l'éveil.

Le vide n'est pas vide.

Tous les bouddhas du passé, du présent et du futur

Chevauchent ce principe essentiel.

La pointe d'un cheveu

Contient la totalité des mondes.

Ne t'attache à rien,

Laisse le coeur/esprit libre,

Ne le fixe nulle part

Et la clarté spatiale émerge spontanément.

Paisible, sans produire la dualité,

Libéré dans l'espace temps illimité,

Ton action ne laisse aucune trace,

Aller ou venir ne fait aucune différence.

Le soleil de la connaissance est paisible,

La lumière du samâdhi étincelante.

Illuminant ce jardin sans forme

Brillant sur la cité du Nirvana.

Dans l'Un, plus de relation à l'objet.

Le coeur/esprit est investi et installé dans la substance.

Sans te lever de ton siège,

Tu te reposes paisiblement dans une salle vide.

Prendre du plaisir au Tao est apaisant.

Libre de vagabonder détendu au sein de la réalité,

Sans agir et sans atteindre quoi que ce soit,

Sans dépendre de rien, tu te manifestes naturellement.

La conduite et les états d'esprit illimités

Sont tous sur la même voie,

Si tu ne les scindes pas par le coeur/esprit,

Toute chose demeure dans l'indifférencié.

Sachant que le né et le non-né sont un,

L'éternité apparaît

Le sage accède à l'ultime

Sans le secours du verbe.



La porte de Niu Tou Fa jong (594-657)

tilidom.com

mardi 19 janvier 2010

présence à la présence ...


... En mettant l'accent sur la présence du regard, sans comparer ni évaluer. C'est en fait une absence de tout objet. Ce regard s'impose alors, sensation comparable à une attitude de laisser-venir pour souhaiter la bienvenue. Quand la perception pure n'est pas conceptualisée, l'observateur et la chose observée se fondent l'un dans l'autre : c'est la présence. On "bascule" si l'on peut dire. C'est le sujet qui permet à l'objet de vivre, lorsqu'il retrouve son innocence, ils disparaissent l'un et l'autre et reste seule : l'unité, la pure lumière.

Jean Klein - A l'écoute de Soi - Editions les Deux Océans

Source : http://decouvertetcheminement.blogspot.com

jeudi 14 janvier 2010

Le SOI selon Ramana Maharshi


Si nous considérons Le SOI comme étant l’ego,
nous devenons l’ego;

si nous le considérons comme étant le Mental,
nous devenons le mental

et si nous le considérons comme étant le corps,
nous devenons le corps.

C’est la pensée qui construit des enveloppes
de tant de façons différentes.

L’ombre sur l’eau tremble.
Quelqu’un peut-il arrêter le tremblement de l’ombre?

Si elle s’arrêtait de trembler, on ne discernerait plus l’eau
mais seulement la lumière.

De même, ne tenez pas compte de l’ego et de ses activités et voyez uniquement la lumière derrière lui.

L’ego est la pensée je.

Le vrai je est Le SOI.

tilidom.com

Musique : " Mirage " : Mike stern

mardi 12 janvier 2010

Conscience-pure et non-dualité


Par notre conditionnement , nous ne sommes pas ouvert
à une expérience non-duelle , et cependant cette Expérience
nous la faisons constamment sans le savoir ,
dans l'intervalle entre deux pensées ou entre deux perceptions
et dans l'etat de sommeil profond .

La non dualité est le fondement meme de toute expérience duelle ,
elle est si vous voulez , analogue à ce champ
sur lequel se trouvent une vache et un parasol .
Là ou se trouvent les objets , le champ sert de support ,
mais entre ces objets , il y a simplement un champ .

De la meme facon , les sensations et les activités mentales
de l'etat de veille ou de l'etat de reves
apparaissent et disparaissent dans la Conscience ,
et lorsqu'il n'y a ni perception ni pensée , il ya Conscience Pure.

Jean klein " La joie sans objet " ed.almora

tilidom.com

musique : " making music " : Zakir Hussain

lundi 11 janvier 2010

l'essentiel de toute sagesse



La conscience est-elle sujette à l'évolution ?

Cette notion d'Evolution est une des erreurs les plus caractéristiques de la pensée moderne.

L'Erreur de l'évolutionnisme ( ou du progressisme ) est l'erreur matérialiste par exellence . C'est la croyance que le plus peut sortir du moins , que le meilleur peut etre le produit du moins bon . L'Evolution , au sens strict du terme , est seulement un déroulement , un passage de l'implicite à l'explicite , du non manifesté au manifesté . Elle ne produit rien . Elle n'est jamais productrice , encore moins créatrice . Il n'est donc pas possible de lui demander le salut ou la libération . La libération n'est pas un problème d'évolution , car aucune évolution ne peut aboutir à la libération qui ne peut etre que le fruit du discernement.

Nous n'avons pas à évoluer , mais à nous poser sans relache la question " qui-suis-je ? " . En dirigeant le pensée non vers les objets , mais vers leur source , on découvre finalement l'élément fondamental de l'etre . L'homme possède au fond de lui meme l'essentiel de toute sagesse . Qu'il le sache ou non , la Vérité est en lui-meme et nulle part ailleurs .

jean klein " la joie sans objet " ed. almora


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musique : " A.I.R " : Jan Garbarek